A la fin de notre circuit au Canada, dans l’avion du retour, nous avons commencé à réfléchir à notre prochaine destination. A l’aide de la petite carte interactive disponible sur l’écran dans l’avion, on a fait plusieurs fois le tour du monde à la recherche de notre prochaine aventure. Une nouvelle fois, je crois qu’il n’aura pas fallu bien longtemps avant de tomber d’accord. Nos doigts restent bloqués sur le Japon et la première question qui nous vient à l’esprit est de savoir quelle serait pour nous la meilleure période pour visiter ce nouveau pays…. Après le flamboyant automne canadien, quelle meilleur enchainement que de visiter le Japon au printemps durant la très courte période des cerisiers en fleurs…. ?

Les semaines d’après, on se renseigne en fouillant le net. La meilleure période pour avoir la chance d’admirer ce spectacle est habituellement mi-avril. Mais comme mère nature ne suis pas vraiment de calendrier exact, il faut croiser les doigts et espérer avoir de la chance.

On décide de partir fin mars-début avril, petit risque donc car nous partons un peu plus tôt que la période indiquée. Quelques jours avant le départ, c’est un peu le stress, on regarde quotidiennement la météo locale et scrutons les articles sur la floraison des cerisiers. Les températures sont légèrement plus élevées qu’à l’accoutumée pour cette période de l’année, le printemps est un peu en avance sur son programme. Petit ouf de soulagement, les indicateurs sont donc au vert avant le départ, nous avons de grandes chances de tomber sur le pic de floraison J.

J’avais vraiment très hâte de découvrir ce pays, mélange de traditions ancestrales et de modernité. Si le pays du soleil levant est une destination de rêve pour beaucoup, ce n’est pas sans raison.

 

Notre programme en 14 jours

Vous en avez l’habitude maintenant mais je découperai le séjour en plusieurs articles en fonction des villes visitées. La première partie sera dédiée à Tokyo.

Petite nouveauté par contre, je rédigerai cette fois un résumé du séjour, bons plans, adresses et conseils dans un article à la fin du carnet de voyage.

Tokyo (5 jours)

Mont Fuji (1 jour)

Kyoto (4 jours)

Osaka (3 jours)

Pour les déplacements nous avons utilisé le super réseau de trains. C’est simple, rapide et surtout comme le veut la légende, toujours très ponctuel puisque les Japonais mettent un point d’honneur à partir à l’heure exacte !

Pour l’hébergement, nous avons décidé de louer des chambres via AirBnb, les prix des hôtels à cette période de l’année sont vraiment très élevés. Pour 200 €/nuit, vous aurez droit à une chambre minuscule dans un hôtel quelconque. De notre côté, nous avons donc préféré passer par le célèbre site de location, nous avons trouvé de beaux appartements bien placés pour moins de 100€/nuit. Voilà qui réduit déjà énormément le budget pour le voyage J.

Première Etape : Tokyo

Direction Paris pour attraper notre vol direct jusqu’à Tokyo. Il faut compter 12h pour arriver jusqu’à la capitale nippone. Vol de nuit où comme d’habitude nous regarderons nos voisins dormir comme des masses pendant que nous observerons les minutes et les secondes défiler pendant toute la durée du vol !!! Arrivés à 18h heure locale, en regardant à l’extérieur, le temps n’est pas très réjouissant, il fait noir et il pleut à verse, on aura connu mieux comme accueil J mais nous sommes quand même contents d’arriver à destination.

Le temps de récupérer les valises et on saute dans le métro. Les yeux grands ouverts, on découvre ce nouvel environnement, fini ou presque les lettres de l’alphabet, bonjour aux logogrammes,heureusement, la poulette a bien étudié le parcours, elle sait exactement où aller, en plus tout est très bien indiqué, en lisant certains articles nous avions un peu peur d’avoir beaucoup de mal pour trouver notre chemin mais pendant les 15 jours sur place, cela n’a jamais été le cas. Aujourd’hui tout est aussi pensé pour les étrangers et les touristes, enfin le minimum quoi J.

Sans perdre une minute on s’engouffre dans la ligne de métro qui fait la navette entre la ville et l’aéroport. Cette dernière est en hauteur, l’occasion pour nous d’avoir un premier aperçu de Tokyo et de ses petites ruelles grouillantes de vie. La multitude de panneaux lumineux confère à l’ensemble un charme tout particulier. Dans la rame, on s’amuse des publicités un peu kitch et des couleurs vives rappelant certains mangas.

Après 20min, on arrive enfin à Ueno, notre camp de base pour les 7 prochains jours. Reste plus qu’à trouver notre logement. Ni une ni deux, la poulette dégaine son téléphone pour ouvrir l’application mapsme. (Je vous en parlais déjà pendant notre séjour à Cuba !!! Application indispensable !!! Permettant d’avoir un GPS même en mode avion, avec ça… vous ne pourrez plus vous perdre, non jamais 😉 ).

Les premiers pas dans la capitale sont rudes, il fait vraiment très frais et une pluie d’orage s’abat sur nous. On rassemble nos dernières forces pour marcher le plus vite possible avec les valises. Arrivés en bas de l’immeuble, il faut encore trouver le petit boitier à code où se trouvent nos clés. Je sais pas si c’est la fatigue ou le froid mais on va bien mettre 15min avant d’ouvrir ce fichu boitier… J

De quoi être deux fois plus heureux en découvrant enfin notre chambre. Un petit studio de 30m2 avec coin salon, cuisine, le tout dans un bel immeuble. Ahhh on se sent vite mieux et l’envie de partir à la découverte du quartier est déjà présente. Par chance, il s’est arrêté de pleuvoir…

20H à Tokyo mais pour nous il est 3H du matin avec le décalage !!! L’estomac vide, on va d’abord commencer par visiter….un restaurant JJ. Par chance, Tokyo est la ville qui possède le plus de restaurants au monde, ils sont les uns à côté des autres et même les uns sur les autres… Oui oui, il n’est pas rare d’avoir un restaurant par étage sur 7-8 étages…

Un peu perdu pas cette offre, on essaye de faire un repérage rapide mais les cartes sont en japonais !!! Au coin d’une rue je repère un petit restaurant ayant des tablettes sur la table, je me dis ça sera plus simple pour commander !!! On fonce, en rentrant nous sommes placés à une grande table à côté de jeunes locaux. Seuls étrangers dans le restaurant c’est bon signe, on voulait du dépaysement, on est servi :d. A tokyo que depuis quelques minutes, on peut déjà sentir la bienveillance des Japonais, un petit geste, un regard, un sourire, même si on ne parle pas la même langue, quelques signes et on comprend le système. Au pire, il suffit de jeter discrètement un petit regard sur les voisins pour voir comment eux font J

Armés de notre tablette, nous choisissons donc le repas à l’aide des images, parfois, souvent même, on commandera sans trop savoir ce qu’on aura dans l’assiette mais il faut savoir vivre « dangereusement » :p

Ce premier contact avec Tokyo fut donc plutôt une réussite, on a réussi à commander, se faire comprendre et même très bien manger.

Niveau qualité de restauration, vous n’avez pas trop de risques, vous pouvez entrer dans n’importe quel restaurant, la rigueur et le sens de l’honneur nippon feront le reste.

Après le repas, nous avons encore quelques forces pour aller jusqu’à Ueno Park, histoire de voir nos premiers cerisiers et surtout de nous rassurer, les fleurs sont bien là, on a pas loupé la période J. On dormira l’esprit tranquille.

Programme 1ère journée

Ueno Park

Yanaka Ginza

Akihabara

Voilà le planning de cette première journée chargée. Le petit aperçu de la veille nous aura donné envie d’explorer un peu plus Ueno Park. L’occasion de constater que Tokyo est connu pour sa modernité et ses gratte-ciels mais la ville dispose également d’une multitude de parcs permettant de s’échapper rapidement du tumulte de la vie urbaine. En quelques minutes on se coupe du bruit et de la foule… Le mot « zen » prend ici tout son sens. On admire les allées de cerisiers et les premiers temples. On reste scotché devant les « Torri », sorte de petites portes oranges symbolisant la séparation du monde physique et du monde spirituel.

On essaye de passer entre les gouttes, nombreuses averses et vent frais mais rien qui puisse entamer notre bonne humeur en ce premier jour de découverte. On reste de longues minutes à admirer les détails, le dépaysement est déjà total.

Au nord de Ueno Park, on décide de visiter le quartier de Yanaka, armés de nos cartes « Suica » …. J’y reviendrai plus en détails dans un autre article mais si vous vous rendez au Japon, pensez à prendre cette carte. Vous chargez la carte et vous pouvez vous en servir comme une carte de crédit mais sans avoir à entrer un code. On peut l’utiliser pour le métro ou dans les restaurants, c’est pratique et super rapide…Un must have !!! En plus vous vous sentirez un peu moins comme un touriste paumé :p.,

Yanaka est connue pour sa longue rue commerçante et piétonne. On y trouve un peu de tout, bols en céramique, vêtements, restaurants, souvenirs, un bon endroit pour aller faire un peu de shopping.

Après ce petit lèche-vitrine, nos estomacs crient « famine », on essaye de se trouver un petit coin sympa. Au détour d’une petite ruelle un restaurant retient notre attention, en devanture, le chef fait tourner avec une grande dextérité de petites boules dans un moule en fonte. Conquis par ce spectacle, on s’installe le long du bar qui entoure la cuisine. Vous trouverez très souvent ce genre de configuration au Japon, des petits restaurants et de longs bars pour y manger et repartir rapidement.

Une fois installés, nous essayons de déchiffrer la carte et passons commande de ces petites boules « Takoyaki ». On essaye de savoir avec quoi elles sont faites mais comme souvent ici, il faudra goûter pour avoir la réponse. On se lance donc… En me tournant vers la poulette, son regard ne laisse que peu de place au doute, il y a un problème… !!! Stupeur, mais que se passe-t-il ? Takoyaki veut dire littéralement pieuvre grillée (mais ça nous ne le savions pas encore à ce moment-là !!!), entourée donc d’une boulette de pâte. Ceux qui connaissent la poulette savent à quel point elle a horreur du poisson, alors manger de la pieuvre. JJ Je me retrouve donc à manger une double ration … Autant vous dire que j’ai connu pire comme punition puisque pour ma part, je trouve ça vraiment bon, le malheur des uns…. J

Après cette nouvelle aventure culinaire, on reprend la route pour visiter quelques temples dans le coin.

Les fameux Tori-i, portail traditionnel Japonnais. Pas besoin d’aller à Kyoto pour en observer

Ema où le nom japonnais de ces petites pancartes en bois que l’on retrouve dans les temples shintô. On peut y écrire une prière ou un vœux.

En fin d’après-midi on se dirige vers le quartier de Akihabara. C’est le coin « électronique » de Tokyo, repère des amateurs de technologie et de mangas en tout genre. Il y a tellement de panneaux lumineux que le regard a du mal à accrocher quelque chose en particulier, le coin tranche réellement avec le calme des petites rues de Yanaka. Au hasard, on rentre dans certains magasins histoire de s’imprégner encore un peu plus des lieux. On aperçoit très souvent d’immenses salles de jeux, noires de monde où de vieilles bornes arcades côtoient des jeux plus récents. Il suffit d’insérer une petite pièce et hop c’est parti, quel bonheur que de pouvoir s’asseoir et jouer sur de vieilles bornes ah ce bon vieux Mario ;). Retour en enfance immédiat J

Petite image d’ambiance dans les salles de jeux d’Akihabara

Quelques parties plus tard, on délaisse les bornes arcades pour d’autres machines qui ont tout autant de succès. Les machines à pince, si chez nous on les retrouve essentiellement dans les fêtes foraines, ici, c’est une véritable institution, des magasins entiers et il y en a pour tous les goûts, figurines de manga collector ou peluches Pokémon, tout est fait pour y laisser quelques pièces. En tant que bons touristes, on ne pouvait bien évidemment pas ne pas essayer…mais au plus grand regret de la poulette, sans grand succès… pourtant souvent pas loin de décrocher le lot et même encouragés par des locaux, nous n’avons pas réussi à obtenir de trophée….

La Poulette entrain de chercher la meilleure technique pour gagner un cadeau

Les dernières pièces dépensées, on reprend le métro pour rentrer se reposer quelque peu à l’hôtel. Après une grosse première journée de marche, rester au calme n’est jamais une mauvaise chose  J.

Dans le métro qui nous ramène à Ueno Park, on commence à regarder les petites habitudes des japonais, tous scotchés à leurs Smartphones. On les trouve très distingués, Tokyo est certes une grande ville mais même dans le métro les hommes sont quasiment tous en costard et les femmes en tailleur et trench. Quelle différence avec notre métro parisien, ça change des survêts et joggings !!! On se sent presque mal habillé en jean au milieu de ces nippons BCBG !!

Un autre détail capte également notre attention, les fameux masques en papier sur le visage, nous étions certes durant la période des pollens mais le nombre de personnes qui en portent est quand même important. Que ce soit pour éviter de respirer la pollution ou pour éviter de partager ses microbes, cela est tout à fait dans les mœurs et passe inaperçu.

Après ce premier point vestimentaire, repos avant de repartir vers Ueno Park afin d’admirer les illuminations des cerisiers.

Jusqu’à 21h, des milliers de petites lanternes en papier illuminent les branches des cerisiers qui forment une véritable voûte le long des allées du parc. C’est un spectacle assez magique auquel on assiste et les touristes sont loin d’être les seuls à profiter de ce moment. Durant la floraison, les japonais sont en fête et vont piqueniquer ou prendre l’apéro en s’installant directement sous les arbres. Le parc est littéralement noir de monde !!!

Après cette nouvelle marche, on se met à la recherche d’un restaurant, on a tous les deux envie d’essayer les yakitoris, si vous avez l’habitude de manger japonais en France, vous savez que les yakitoris sont des brochettes grillées(bœuf –poulet) fourrées au fromage… On trouve rapidement notre bonheur et on s’installe le long d’un comptoir avec en ligne de mire directe, le barbecue et le chef qui s’agite en cuisine.

Yakitori de tofu sur le grille

Une fois installés, nous sommes interloqués par nos voisins, deux japonais dans la quarantaine qui sont assez amusés de nous voir ici. Ils nous demandent dans un anglais approximatif ce qu’on veut manger et passeront même commande pour nous ! Quand les brochettes arrivent, c’est un peu la surprise, bah il est où le fromage ??? Au Japon, pas de fromage, les yakitoris sont des brochettes et la plupart des variétés sont des abas (rognon – foie – cœur) mais vous trouvez également des brochettes plus « conventionnelles » comme du bœuf ou des ailes de poulet. On se prend rapidement au jeu et testons une grande partie de la carte, vous pouvez commander au fur et à mesure. Nos voisins s’amusent toujours autant de voir qu’on mange comme eux, ils nous disent de le tremper dans la sauce soja puis d’ajouter un peu de wasabi, on s’exécute sans rechignerJ. On échange encore quelques mots avant de laisser nos camarades de soirée. On ressort en ayant très bien mangé et surtout contents de constater que l’hospitalité japonaise n’est pas un mythe, bienveillance et respect sont les maitres mots !!!

Journée 2

Sensō-ji Temple

Tokyo Skytree

Tour de Tokyo

Nouvelle journée, nouvelles visites, on attaque aujourd’hui un des plus grands et plus vieux temple de Tokyo. Le Sensō-ji Temple, on arrive vers 9h, très peu de monde pour l’instant et on en profite. En rentrant dans le temple on s’essaye à l’Omikuji – La veille, lors des visites, on avait remarqué des petits bouts de papier noués et accrochés à divers endroits du temple, quelques recherches sur Internet plus tard, on apprend que ces petites feuilles indiquent la bonne fortune…ou non. Le principe est assez simple, après avoir fait une offrande (généralement 100 yen) on secoue un petit cylindre en métal, de là sort une baguette avec un numéro. Une fois le numéro identifié, il suffit d’ouvrir un petit tiroir correspondant et de voir si c’est une bonne ou une mauvaise fortune. Si vous avez tiré une bonne fortune, tout va bien, vous pouvez garder le papier, si en revanche vous tirez une mauvaise fortune comme moi !!! Il suffit d’accrocher le papier à l’intérieur du temple et vous serez sauvé, enfin…normalementJ.

J’abandonne donc ma mauvaise chance et admire ce temple aux couleurs flamboyantes, la pagode en bois est magnifique et fourmille de petits détails. Au fil des minutes, la foule est de plus en plus présente, on a bien fait d’arriver assez tôt. D’ailleurs, c’était pareil pour tous les endroits touristiques, si vous voulez être tranquille, il vaut mieux arriver de bonne heure surtout durant cette période de l’année.

On continue notre route en arpentant les petites ruelles aux abords du temple, entre boutiques souvenirs et stands de nourriture, nous n’avons que l’embarras du choix, je m’arrête quand même devant une petite échoppe, mon côté gourmand me perdra  J. J’ai remarqué des petites brioches arrondies fourrées à la chantilly, le « Melonpan »…Hummm, Une nouvelle fois, c’est la surprise en croquant dedans… C’est bien une brioche moelleuse à l’intérieur et croquante à l’extérieur, sa forme est censée être celle d’un melon, d’où son nom JJ / Je valide avec mention, la poulette aussi qui regardait d’abord cette brioche avec méfiance suite à la mésaventure de la veille avec la boulette de pieuvre JJ

Ce Melonpan était pile ce qu’il me fallait avant de reprendre la marche, notre prochaine étape est à 2km jusqu’à la Tokyo Sky Tree. Au hasard du chemin on s’arrête dans des petites ruelles et dans un parc, c’est toujours bien de se laisser surprendre par des endroits non indiqués par les guides et autres sites. Ici, on a pu découvrir un petit temple niché non loin de la Sky tree et surtout on a pu apercevoir les premiers costumes traditionnels. Costume, temple et cerisier, que demander de plus ? Autant vous dire qu’il n’aura pas fallu me prier bien longtemps avant de dégainer l’appareil photo J.

Au Japon, on s’habille en costume traditionnel (kimono) à différentes occasions, que ce soit pour un mariage, un anniversaire ou une autre grande occasion, c’est synonyme d’élégance et de solennité. Je ne pensais pas en voir autant mais il faut croire que cette tradition est encore très suivie, même chez les jeunes.

A travers les petites ruelles, il est très simple de suivre la direction de la Sky Tree, du haut de ses 634m, c’est la deuxième tour la plus haute du monde après le Burj Khalifa. C’est une tour de radiodiffusion, au vu de la taille, je pense qu’on ne doit pas avoir de mal à capter ses chaines de TV à Tokyo et ses environs J / A mesure que nous approchons, la tour est de plus en plus impressionnante.

D’en bas la tour est vraiment impressionnante !!!

De retour au sol, nous décidons de retourner vers le Sensō-ji Temple, juste à côté, se trouve le plus vieux parc d’attraction du Japon. Curieux de voir de quoi il en retourne, nous entrons au parc Hanayashiki , le ticket d’entrée est à 1000 yen + mais si vous voulez faire des attractions, il faudra également prendre des tickets – le prix variant en fonction de l’attraction choisie. Première impression, le parc n’est pas bien grand mais dispose de 18 attractions. Ici, ce n’est pas vraiment le repère des mordus de sensations fortes, c’est plutôt l’endroit parfait pour les familles et jeunes enfants. Après avoir fait le tour du parc, on se décide tout de même à faire une des 3 attractions à sensations, le disk-O. Dans la file d’attente…force est de constater que nous sommes de loin les plus vieux… Mais pas question de se démonter, nous nous installons avec nos jeunes voisins sur le manège. Sans être l’attraction la plus dingue jamais vue, on aura au moins bien rigolé J en s’amusant de ce petit parc un peu kitsch.

En début de soirée, direction Roppongi Hills afin d’admirer la Tokyo Tower, en gros la Tour Eifel rouge et blanche de Tokyo J. La tour est même un peu plus haute que sa cousine parisienne.

Journée 3

Temple Meiji-Jingu

Shinjuki gyoen park

La première étape de cette journée est de nous rendre à la gare routière pour y faire du repérage, nous avons prévu le lendemain une journée au Mont Fuji avec un aller/retour en bus. Nous avions peur de galérer pour trouver l’endroit exact mais c’était oublier l’organisation des Japonais, encore une fois tout est fléché jusqu’à la gare routière. Une fois sur place, comme dans un aéroport, un écran vous indique votre numéro de bus ainsi que la porte de départ. On ne peut difficilement faire plus simple… Rassurés !!!

Au passage, nous restons impressionnés par la gare de Shinjuku, à l’intérieur, c’est une véritable fourmilière, des milliers de personnes qui arrivent par vagues incessantes par les nombreux escalators. Pourtant habitués des grandes villes, je dois dire que j’ai rarement vu une telle foule, agoraphobes, passez votre chemin, vous risquez de ne pas survivre à cette épreuve JJ

Ambiance de rue autour de Shinjuki

On reprend nos esprits en empruntant des rues bien moins bondées et surtout en allant faire un tour au parc Shinjuko Gyoen. Les entrées des parcs sont souvent payantes mais ça vaut vraiment le coup de dépenser les 200 ou 300 Yens demandés. Ces parcs nichés en pleine ville sont des parenthèses de calme, il n’y a bien que les gratte-ciels à l’horizon qui viennent nous rappeler que nous sommes bien dans une mégalopole.

Difficile de retranscrire la beauté du lieu en photo, c’est une expérience à vivre !

Après cette longue pause dans la quiétude du parc, nous reprenons la direction vers le tumulte de la ville, plus précisément pour se balader dans le quartier de Shibuya dans le secteur d’Harajuku.

Ce coin est connu pour plusieurs raisons, il est censé être un endroit jeune où se retrouvent les fameuses « Kawai », ces filles habillées de manière colorée et excentrique. Depuis notre arrivée, je dois dire que je m’attendais à en voir bien plus à Tokyo, c’est un peu cliché mais c’est ainsi que je me représentais une partie de la jeunesse japonaise… Il aura donc fallu atteindre une rue piétonne (Takeshita Dori) pour rencontrer ces fameuses Kawais. Le coin est vraiment très excentrique et tranche avec les autres rues de la ville. On ne sait pas bien pourquoi mais dans cette rue c’est la foule des grands jours, le strasbourgeois que je suis, a l’impression d’être coincé en plein mois de décembre, dans les allées du marché de noël. On avance au ralenti entourés par cette jeunesse aux cheveux roses, bleu électrique etc…. et perchés sur des talons interminables. La rue n’est pas bien longue, 400m mais nous n’arriverons jamais jusqu’à la fin… On décide de bifurquer sur une petite rue bien plus tranquille… Où nous tombons sur une autre attraction de ce quartier, les crêpes (Stand Angel’s heart) !!! En bonne bretonne (un peu chauvine) JJJ la poulette est d’abord sur la réserve, elle jette un coup d’œil rapide sur la façon dont ces crêpes sont faites histoire de se rassurer. Feu vert, tout semble en ordre ici. On passe donc commande, en choisissant les ingrédients de votre crêpe, glace, cheesecake, brownie, crème chantilly, le choix est large. Une fois votre sélection faite, le tout est enroulé dans votre crêpe, tadaaaaaa !!! Et voilà le travail

Si une bretonne donne sa bénédiction sur ces crêpes, croyez-moi, vous pouvez y aller les yeux fermés !! J

Après cette nouvelle pause gourmande, direction le temple Meiji-Jingu enclavé dans un joli parc boisé. Ce temple est l’un des plus connus de Tokyo, on y rentre par d’immenses « Torii» portail en cyprès.

A peine arrivés dans l’enceinte, nous remarquons un curieux manège, plusieurs personnes en costumes traditionnels sont présentes. On comprend vite qu’on y célèbre un mariage. L’occasion pour nous d’assister à un bout de la cérémonie, pour l’occasion, les costumes sont différents de ce que nous avions pu voir auparavant, bien sûr, pour cette occasion spéciale, ils sont encore plus travaillés.

Admirez les détails de ces costumes !!!!

Direction ensuite Shibuya et ses fameux passages piétons où des centaines de personnes se croisent. Le coin est vraiment très animé, je crois que c’est la première fois que je me retrouve coincé dans un « bouchon » à pied. Les piétons attendent le passage du feu au vert pour traverser, du coup, il n’est pas rare de rester bloqué quelques secondes en attendant le changement de feu… Nous arrivons au croisement en fin de journée, curieux de voir le quartier de nuit, nous décidons de faire une pause dans un bar, pause bien méritée puisque la journée de marche fut encore une fois bien longue…. Une fois la nuit tombée, nous reprenons la découverte du coin….Toujours autant de monde dans la rue JJJ. Dans ce quartier on retrouve pas mal d’endroits pour sortir le soir, Karaokés, clubs mais c’est aussi un lieu très touristique où il est même possible de croiser en plein rue des kartings où les pilotes sont habillés en différents personnages de Nintendo, l’occasion de jouer à Mario Kart en grandeur nature…

Journée 4

Mont FUJI

Après les repérages de la vieille, c’est un véritable jeu d’enfant que de retrouver la gare routière !!!! Nous prenons notre bus qui doit nous emmener de Shijuku jusqu’au Mont Fuji. Le trajet dure 2h, s’il n’y a pas de bouchons !!! Après quelques minutes, on quitte Tokyo et sa banlieue, l’occasion de pouvoir admirer des paysages plus naturels.

En arrivant vers le Mont Fuji on constate que de la neige se trouve encore sur le bord des routes… Nous qui étions partis avec des petites vestes légères… nous ne sommes que peu rassurés par la température extérieure. Finalement, en sortant du bus à Kawaguchiko, soulagement, il doit bien faire 20°C, le changement de température a dû être rapide passant vite de l’hiver à des températures plus printanières.

A peine sortis du bus que nous devons continuer notre route, nous prenons un train qui doit nous emmener en 15min jusqu’à la pagode Chureito. Ce dernier nous dépose au pied de la colline où est situé le temple, il faudra encore marcher 10min puis gravir 400 marches pour atteindre le temple. Arrivés là-haut, la vue est splendide sur le Mont Fuji. Ces petits efforts sont récompensés par cette vue de carte postale.

Autour du site, une multitude de cerisiers sont plantés, malheureusement le temps plus frais, altitude oblige, a retardé l’éclosion des bourgeons, nous n’aurons donc pas la chance de voir cet endroit en fleurs, tant pis, ça sera pour une prochaine fois :p

J’aurais aimé pouvoir faire des photos ici lors d’un couché de soleil avec les cerisiers en fleurs autour…Une prochaine fois peut-être 🙂

Pour le retour, nous prenons à nouveau le train en direction du lac Kawaguchi. On fait une petite pause-déjeuner dans un restaurant de Ramen, pâtes dans un bouillon assaisonné à la sauce soja. Un plat populaire qui ne coûte vraiment pas cher et qui a le mérite de bien caler l’estomac.

Pour visiter les bords du lac, vous avez deux possibilités, soit louer un vélo soit prendre un petit bus touristique au fonctionnement bien singulier. Les arrêts sont numérotés, en rentrant dans le bus vous devez retenir ce numéro et payer en fonction du nombre d’arrêts au chauffeur en sortant.

Pour retrouver une belle vue sur le Mont Fuji, on décide de sortir au tout dernier arrêt afin d’avoir le Mont juste en face de nous. Le bord du lac est aménagé en une belle balade. L’occasion pour nous de profiter du soleil !!! On ne peut malheureusement pas trop s’éterniser, notre bus repart à 17h.

Faire l’aller/retour en une journée permet tout de même de bien profiter du lieu, pour la photo, j’aurais aimé pouvoir y rester une nuit afin de pouvoir admirer le couché/levé du soleil, encore une excuse pour pouvoir revenir au Japon plus tard J

De retour à Tokyo vers 20H, nous décidons de rester dans le coin de Shinjuku dans « Piss Alley », dans ces petites ruelles très étroites, l’atmosphère y est très particulière à cause des nombreuses enseignes lumineuses et des restaurants de grillades qui sont les uns à côté des autres, ces derniers sont vraiment tout petits et la plupart sont ouverts vers l’extérieur, du coup c’est toute la rue qui est imprégnée de l’odeur des cuisines. J’aurais pu y rester des heures rien que pour prendre des photos, un lieu unique dans Tokyo à ne pas louper !

J’adore l’atmosphère de ces petites ruelles !!!

Yakitoris et Saké pour bien terminer la journée 🙂

Jour 5

Marché aux poissons Tsukiji

Palais impérial

Nakameguro

Après avoir lu beaucoup d’avis positifs sur cette visite, j’étais vraiment impatient de découvrir le fameux marché aux poissons de Tsukiji qui est censé être le plus gros au monde. Ici, s’échangent tous les jours plusieurs milliers de tonnes de poissons et le marché est devenu une visite incontournable pour tout visiteur qui se respecte J.

Le marché doit déménager dans un lieu plus moderne, d’après les dernières informations, il semble que ce nouveau marché ouvrira en octobre 2018.

Nous arrivons dans le quartier vers 9h30 histoire de repérer l’entrée à l’avance, mais encore une fois, tout est très bien organisé. En sortant du métro et à certains carrefours, on nous distribue des plans pour trouver l’entrée. Aux abords on passe devant quelques boutiques de souvenirs mais surtout devant beaucoup de restaurants de sushis, d’ailleurs il n’est pas rare de voir une file d’attente de plusieurs mètres se former devant les adresses les plus réputées du coin. Oui oui, même à 9h30, ici on a l’habitude de manger les sushis, makis etc au petit déjeuner… De nombreux touristes tentent donc l’expérience avant d’aller visiter le marché. J’aurais moi aussi bien voulu m’envoyer quelques pièces mais le temps d’attente m’a clairement refroidi.

Le marché ouvre à 10h pile. On nous guide par petits groupes (afin d’éviter l’effet de masse) jusque dans les allées ou vous pourrez visiter tous les recoins.

Dès l’entrée, je suis averti, ici pas de photos !!! L je vais donc devoir me faire discret, pas évident avec un réflex… D’ailleurs, de nombreux stands affichent clairement un signe interdit de prendre des photos. Certains touristes se risquent tout de même à quelques clichés, certains sont vivement rappelés à l’ordre par les travailleurs, difficile ici de savoir qui est prêt à poser pour une photo souvenir et qui va s’énerver en voyant un appareil pointer vers lui. J’évite donc soigneusement les gros plans et préfère m’imprégner du lieu.

Le marché est installé sous un immense hangar, l’ambiance qui s’en dégage est très particulière comme tirée d’un vieux film, vieux bois, tôles, béton, tout est très brut, on reste scotché par la quantité de thon et la taille de ces derniers. Tout est extrêmement frais et de qualité, en marchant dans les allées on sent à peine le poisson, c’est étonnant ! La découpe du poisson est également un petit spectacle, ici le traditionnel couteau ressemble plus à un sabre de samouraï !!!

Dans les allées c’est un balai incessant de chariots électriques qui transportent des caisses de poissons jusqu’à l’extérieur.

En arrivant à 10h, c’est pratiquement la fin de la journée pour les ouvriers, les étales sont encore fournis mais très rapidement, on voit les gens s’afférer pour ranger et nettoyer les lieux. En quittant les lieux vers 10h40, beaucoup de stands étaient déjà fermés, il est donc préférable de venir dès l’ouverture pour profiter de l’endroit.

Sans hésitation, c’est une de mes visites préférées, même la poulette qui n’est pas très marché en ressort ravie, un lieu hors du temps à faire sans hésitation si vous êtes de passage à Tokyo !! Attention tout de même, l’endroit n’est pas un musée, les conducteurs des chariots qui passent dans les allées ne font guère attention à vous !!

La visite m’a mis l’eau à la bouche, si jusqu’à présent j’ai pu me retenir, le fan inconditionnel de sushis que je suis, a besoin de sa « dose » J , je ne vois pas de meilleur endroit pour tester les fameux sushis japonais.

Me voilà donc parti à la quête du restaurant « parfait », on s’éloigne alors un peu des abords directs du marché pour retrouver des ruelles plus calmes et moins touristiques, je me dis que de toute façon le poisson sera le même, que ce soit dans un restaurant à 50m du marché ou à 500m. La file d’attente en moins JJ

Il n’aura pas fallu longtemps pour trouver deux places à un comptoir, installés en face d’un maitre sushis qui s’affaire déjà à réaliser les commandes des autres clients. Makis, sushis, sashimis, finalement on est pas trop perdu par rapport aux restaurants japonais en France, la seule différence c’est qu’ici, vous avez un large choix de thon, classé en fonction de sa qualité.

Je me laisse donc tenter par un assortiment, histoire de pouvoir comparer avec ce que j’ai l’habitude de manger chez nous. Dès le premier maki au thon, le verdict tombe et comme vous pouvez vous en douter, pas vraiment en faveur de nos restaurants en France… La fraicheur fait vraiment une grande différence, sans oublier qu’ici, c’est le poisson qui est mis en avant, donc beaucoup de chair et moins de riz alors que chez nous il faut parfois chercher le poisson qui est englouti dans le riz…. Le dernier point, l’algue Nori qui vient refermer le maki… Généralement, je trouve cette partie souvent caoutchouteuse, ici, ils doivent la préparer d’une autre manière puisque elle fond littéralement dans la bouche.

Comme toute bonne chose, l’expérience a une fin, mais je m’en rappellerai encore longtemps et c’est bien là l’essentiel !!! C’est donc avec un grand sourire et l’estomac bien rempli que je referme la page Tsukiki et son marché aux poissons !!!

Prochaine visite, le petit parc Hamarikyu Gardens. Ancien jardin impérial, l’étape parfaite avant de poursuivre jusqu’au palais impérial. Une foule immense converge vers l’entrée du palais et la file d’attente est interminable !!! Comme nous sommes déjà en milieu d’après-midi on se dit que le timing est trop serré. On décide alors de voir uniquement les jardins, les entrées se font aux quatre coins de cette immense « forteresse » protégée par des douves. Un endroit très singulier puisqu’il est situé en plein cœur de la ville. Difficile d’imaginer un espace aussi grand dans cette mégalopole qui manque de place et pousse donc en hauteur. On profite du calme ambiant pour se reposer à l’ombre des cerisiers.

Il faut dire que l’accumulation des longues journées de marche se fait sentir, les jambes sont lourdes, cette pause est donc la bienvenue en cette fin d’après-midi printanière.

Le soleil se couche, l’occasion pour nous d’aller voir le quartier de Nawameguro, le coin est réputé pour ses illuminations. En sortant du métro, une chose est sûre, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette idée !!! On avance dans une foule compacte, on suit littéralement le mouvement, des agents sont postés aux différentes intersections histoire de faire la régulation non pas du trafic de voitures mais des piétons !!! On se regarde inquiet, en se demandant où est-ce qu’on va tomber et si on va pouvoir profiter du lieu avec cette foule ! On arrive néanmoins à s’extirper de la foule pour retrouver des coins plus agréables.

Le long d’une petite rivière, des centaines de cerisiers sont illuminés par des guirlandes lumineuses, on retrouve le sourire. Tout autour de nous, les gens se baladent une petite coupe de mousseux à la main, ils sont venus fêter le printemps qui arrive. Pas dégonflés, nous succombons également à cette petite tradition histoire de prendre l’apéro sous ces milliers de fleurs.

Bien fatigués par cette nouvelle journée de visite, on trouve un petit restaurant avant de rentrer tranquillement à l’appartement.

Journée 6

Gare

Parc Koishikawa Kōraku-en

Ce matin est un peu spécial puisque c’est déjà notre dernière journée à Tokyo !!! Vous vous en doutez, il est difficile de faire le tour d’une grande ville en quelques jours mais c’est encore plus vrai ici. Tant d’endroits encore à visiter, il a fallu faire des choix mais je crois qu’on aurait très bien pu passer toutes nos vacances ici tant la ville est vaste !

Aujourd’hui, les jambes sont lourdes, on accumule les heures de marche et les kilomètres depuis notre arrivée, aujourd’hui sera donc plus cool avec au programme grasse mat histoire de nous remettre en condition  J.

Comme lors de notre excursion au Mont Fuji, nous préférons faire un petit repérage de la gare histoire de savoir exactement où aller lors de notre départ pour Kyoto. Nous récupérons par la même occasion les billets aux bornes situées dans la gare. Pas besoin de réserver depuis la France, vous avez plusieurs trains reliant Tokyo à Kyoto toutes les heures.

Ensuite direction le parc Koishikawa qui est le plus vieux de Tokyo et qui est vraiment très agréable à visiter. Outre le calme qui règne toujours dans ces lieux, ce qui m’impressionne également sont ces nombreux détails qui apportent ce petit plus aux différents endroits, détails sur les façades ou sur les ponts en bois ou même encore sur les tuiles, rien n’est laissé au hasard.

Depuis le parc nous voyons l’immense Tokyo Dome qui est le stade pour l’équipe de baseball des Yomiuri Giants. Intrigués, nous décidons d’aller voir ça de plus près une fois la visite du parc terminée.

En avançant, c’est une immense zone commerciale qui se dresse devant nous, très nombreux restaurants, parc d’attraction. On en profite pour s’affronter sur quelques parties de Mario Kart avant de trouver un restaurant à Ramen. L’occasion pour moi de revenir sur un des deux points qui auront pu me rendre perplexe au Japon. Ici, on aspire les nouilles en faisant du bruit. Habituellement le bruit de mastication ne me dérange pas, mais avoir ses voisins aspirant leurs ramens comme un Dyson avalant la poussière, peut être quelque peu…énervant J . Tabou chez nous, totalement dans la norme là-bas … La raison étant pourtant simple, cela permet d’avoir tous les parfums du bouillon en bouche… Moué :p

L’autre point étant clairement les bruits de reniflement, au Japon, il est mal vu de se moucher, ici on préfère renifler toutes les 5 secondes. La période des cerisiers étant très allergène, vous imaginez bien l’importance du phénomène subit. J

Voilà donc pour ce petit aparté peu ragoutant, mais vous serez ainsi prévenu J

Pour en revenir à notre journée, nous reprenons la route, on flâne dans les ruelles, histoire de profiter une dernière fois de Tokyo. Dans les rues, on constate que les fleurs de cerisiers sont déjà en train de tomber, à peine ouvertes lors de notre arrivée, le pic de la floraison est déjà passé. On savait que la période était courte mais c’est impressionnant d’y assister. Comme nous sommes partis assez tard de l’appartement, la journée passe très vite, il faut dire que nous n’avions pas non plus le même rythme que ces derniers jours, tant pis J

On profite des derniers moments à Tokyo, de ces petits détails qui en font une ville unique

Dernier petit plaisir de Tokyo, mais mon coup de cœur, les restaurants Yakiniku (viande grillée). Le principe est assez simple, assis autour d’une table, on vient vous ramener un barbecue au charbon de bois, libre à vous alors de cuire votre viande marinée ou vos légumes comme bon vous semble. J’adore le principe, c’est convivial, à l’image de notre traditionnelle pierrade sauf que le barbecue apporte ce petit goût grillé à la viande. Ici aussi, vous choisissez vos plats au fur et à mesure. Confortablement attablés, on en profite pour établir le plan de bataille pour les prochains jours à Kyoto, nous sommes assez impatients de voir la différence entre les deux villes, nous avons commencé par Tokyo, plus grand, plus moderne et avons hâte de découvrir une ville plus traditionnelle.

On se retrouve très vite pour la suite de notre séjour, prochaine étape Kyoto 🙂