CUBA #1 La Havane & Vinales

Avec un mois de janvier des plus froid et gris, nous ne pouvions rêver meilleure période pour partir à la découverte d’une nouvelle destination. Nous laissons donc sans trop de regrets la France dernière nous pour partir à Cuba et faire le plein de couleurs.

Comme pour la Birmanie, nous partons à 4…enfin à 4,5 pour être plus précis, nos Bretons (Virginie & Yannick) attendent un heureux événement pour cette année. Avaler plus de 2000 km en 2 semaines et arpenter les chemins de Cuba n’ont pas fait peur à notre future maman :p. Voilà pour la petite histoire mais revenons à notre article.

Afin de poster plus de photos, j’ai décidé de vous livrer le récit de nos vacances en plusieurs parties. On attaque donc ce carnet de route avec la Havane et Vinales.

Avant de commencer et puisqu’on me demande régulièrement avec quel appareil je prends les photos.

Voici le détail de mon matériel :

  • Appareil photo : Canon 6D
  • Objectifs : Sigma 50mm 1.4 et un Canon 16-35mm F/4
  • Quelques accessoires : Filtre ND et filtre polarisant + trépied

 

Pour ces nouvelles vacances, je n’avais pas envie de voyager avec tous mes objectifs comme je le fais habituellement. J’ai donc pris un petit risque en choisissant de shooter la plupart de mes photos avec le 50mm. Prendre des photos avec un objectif fixe permet de travailler sur la façon de composer. Le zoom ici, c’est vos pieds et cela vous force à cadrer autrement.

#1 Havane & Vinales

Atterrissage à la Havane vendredi 20 décembre en début de soirée après presque 10 heures de vol. Avant l’arrivée, le commandant nous averti que Cuba est victime de son succès (plus de vols que les années passés) et qu’on risque d’attendre un moment les bagages… 1h30 plus tard, je confirme… La capacité de l’aéroport semble avoir atteint ses limites, alors on prend son mal en patience hein J après tout on est en vacances J

Nous arrivons jusque quelques jours après la mort de Fidel Castro

A la sortie de l’aéroport, premières odeurs de cigares et vieilles voitures américaines, pas de doute possible, on est bien à Cuba et on a hâte de découvrir la suite. On s’engouffre dans le premier taxi venu, une voiture des années 80 maintenue miraculeusement en vie, j’essaye de regarder le nombre de km au compteur mais je m’aperçois avec amusement que plus rien ne fonctionne sur la planche de bord.

 

Odeurs mélangées d’essence et d’huile avec en fond une douce musique de Salsa, on profite de la course pour nous faire nos premières impressions sur Cuba avant d’arriver au centre de la Havane.

 

On arrive dans une magnifique maison coloniale, la surprise est excellente car l’endroit à un charme dingue (vous trouverez l’adresse juste en dessous). Hauteur sous plafond, moulures et sols en carreaux de ciment…ça claque !!! En plus le propriétaire est un basque qui vit depuis 27 ans à Cuba. Aux petits soins pour ses hôtes, Dimitri fera tout pour que vous passiez le meilleur séjour possible. Grâce à lui on se sent directement comme chez soi. Il nous donne de précieux conseils (autour d’un bon verre de rhum) pour la suite de notre séjour.

Casa Dimitri

Almendares 10 ef Lugareno

Carlos III – Centres Habana

Gonflés à bloc après notre conversation de la vieille, nous partons direction le vieux Havane. Pourtant prévenu par Dimitri, je me suis pris une bonne claque, vétusté des immeubles et trottoirs, vieilles voitures qui crachent de la fumée noire (De quoi rendre dingue Anne Hidalgo et ses vignettes anti pollution J …), un retour brutal dans les années 50 où seuls quelques éléments modernes nous renvoient à 2017.

On se rend également compte de la réalité de vivre sous un régime communiste, cette notion reste finalement abstraite pour nous Européens, mais rentrer dans une petite supérette Cubaine vous permet d’apercevoir la difficulté de s’approvisionner et on comprend mieux que le Système « D » est une obligation sur l’île.

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Il me faudra quelques minutes pour m’habituer pleinement au lieu. Passer ce choc, on voit un peu plus loin, on se rend compte des superbes maisons coloniales, des couleurs fortes qui donnent tout son charme à la ville et ses façades patinées, on découvre les rues en fonction des inspirations et finalement, ce qui me plaira le plus c’est de sortir des ruelles touristiques pour admirer la vraie Havane qui est un endroit unique et très photogénique

Après quelques heures de marche dans la vieille ville, on essaye de trouver un restaurant histoire de reprendre des forces, deuxième choc des cultures, les habitués de la France et de ses restaurants vont être surpris. Ce n’est pas qu’on ne mange pas bien à Cuba bien au contraire mais il faudra s’armer de patience dans beaucoup d’endroits. Durant notre séjour ce n’était pas rare d’attendre plus d’une heure pour avoir à manger. Il n’y a pas vraiment de notion de temps. En attendant, profitez-en pour siroter un mojito…ou deux…ou tro…. Etc…JJ

D’ailleurs petit conseil pour les restaurants, régulièrement il faut faire la queue devant l’entrée en attendant qu’une table se libère. Demandez au serveur d’aller au bar afin de patienter, c’est toujours mieux que d’attendre dehors et d’être oublié et à 2 € le cocktail, ça serait dommage de s’en priver, non ?

Petite parenthèse photo : Sur différents forums, j’avais vu que certains cubains demandaient de l’argent (surtout à la Havane) après avoir pris en photo leur voiture, je ne sais pas si du coup j’ai été plus discret mais personne n’est venu me réclamer quelque chose. Au pire pas besoin de se précipiter, des vieilles Américaines, il y en a partout sur l’île. Cuba est un vrai musée automobile, on y retrouve même des vieilles Peugeot 504 ou autre 309. Si chez nous la plupart de ces voitures sont depuis longtemps à la casse…ou pour les plus chanceuses dans des collections, ici ces voitures sont toujours utilisées quotidiennement.

 

Qu’on soit un amoureux des voitures ou non, on ne peut rester insensible face au charme de ces vieux tacots.

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La ville est en perpétuel mouvement, ça danse la salsa au fond d’une cour, ça klaxonne, en passant devant certaines habitations on entend des vieux postes radio cracher des chansons de Salsa à plein régime. On voit les enfants s’amuser dans la rue ou jouer au foot dans les ruelles les plus calmes.

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Il n’est pas rare de voir les gens descendre dans la rue, s’asseoir sur une chaise et regarder la foule passer

Au final, nous sommes restés 3 jours à la Havane, pour moi, c’était vraiment le minimum pour découvrir la ville et j’aurais bien aimé y rester quelques jours de plus afin de pouvoir prendre plus de photos. Pour les visites rien de plus simple, perdez vous dans les petites ruelles du centre historique et profitez d’une virée en taxi décapotable (bien négocier les tarifs) pour remonter tout le long du Malecon.

Ces détails qui font de la Havane une ville si particulière

La Havane reste pour moi une très belle surprise en 2017, l’impression de faire un bond dans le temps est des plus dépaysant. La mémoire de l’écrivain Hemingway est toujours très présente dans cette ville même plus de 50 ans après sa mort, c’est dire comme le temps s’est figé là bas !

Avant de quitter la Havane, nous récupérons notre voiture de location pour le reste du séjour. On détonne un peu dans le paysage avec notre voiture récente climatisée mais tant pis. Nous aurions aimé pouvoir faire ce road trip en vieille Cadillac mais faire plus de 2000 km avec ces vieilles mamies, c’est multiplier ses chances de pannes. Vous allez me dire ça fait partie de l’aventure mais j’ai oublié de renouveler ma licence Mac Gyver, ça sera donc pour une prochaine fois J

Direction Vinales pour la deuxième étape de notre séjour, située à l’ouest de la Havane. Le changement de décor est assez saisissant et tout le groupe profite de ce changement de paysage. Pour ceux qui se demandent comment est la route à Cuba, petit point Bison Fûté. Il y a vraiment peu de voitures, c’est l’avantage numéro un, par contre, les charrettes et mobylettes sur les routes (sur les autoroutes aussi), ça il y en a JJ.

Globalement, ce n’est donc pas vraiment difficile de conduire sur l’île, l’élément le plus compliqué à gérer est l’état de la route, il y a des trous partout et vous devrez souvent zigzaguer pour passer entre. Si cela n’a rien de très compliqué, il faudra tout de même rester vigilant, on fatigue assez vite.

Autre point qu’il faut connaître. Quand vous arrivez dans des zones touristes, des rabatteurs vous font signes en faisant croire que la route est coupée un peu plus loin. N’y prêtez pas attention, ils essayent de vous arrêter pour vous emmener dans une fabrique de cigares ou autres.

Vinales, un village haut en couleur :

A Vinales, nous arrivons dans une autre petite maison d’hôtes, beaucoup plus modeste cette fois-ci, on oublie la maison coloniale pour se retrouver dans une petite maison jaune à toit plat. Sol en béton, couvre lit à fleurs des années 70 qui se marie parfaitement au carrelage de la salle de bain de la même époque, on notera l’effort sur la déco JJ. Plus sérieusement, la maison est propre et colle parfaitement au style du reste de cette petite ville très charmante. La plupart des maisons possèdent des terrasses sur le toit où vous trouverez des vieilles chaises à bascule. Profitez-en pour admirer le coucher du soleil sur les mogotes (petites montagnes de calcaire arrondies) ainsi que sur la végétation alentour.

La ville est très paisible et c’est un excellent point de départ pour les randonnées à pieds ou à cheval.

Pour en revenir à notre habitation, nous dormons pour la première fois chez de vrais Cubains, pour nous la communication est un peu compliquée. Je ne parle pas du tout espagnol (sauf pour commander une bière) et la plupart des Cubains ne parlent pas anglais… La conversation se limite donc à quelques mots et à des sourires.

Je ne donnerai pas l’adresse de cette maison d’hôtes car pour moi, c’était la moins sympa du séjour. Pourtant bien accueillis, on a très vite cherché à nous vendre café, cigares ou autres excursions et à plusieurs reprises, c’est un peu dommage.

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Vinales est aussi un bon endroit pour aller visiter des plantations de tabac. On vous explique rapidement comment sont fabriqués les cigares tant recherchés (et on essayera un peu moins rapidement de vous les vendre JJJ) .

Visite de la plantation Alejandro Robaina Tobacco a Pinar Del Rio mais il existe aussi des plantations à Vinales. 

La fermentation est l’étape clé pour réussir un bon cigare, goyave, cannelle, ananas, rhum et miel, autant de variétés d’ingrédients et d’épices pour donner ce parfum si complexe.

Il est également intéressant de se rendre au centre de tri, situé non loin du jardin botanique, vous pourrez voir le séchage, il faut 3 mois pour sécher les feuilles avant de pouvoir les rouler.

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En fin de journée, rendez-vous sur la terrasse panoramique à côté de l’hotel Los Jazmines. Un point de vue saisissant pour admirer les derniers rayons de soleil caresser les falaises calcaires des Mogotes.

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Emilie sur la terrasse panoramique, devant les fameuses mogotes

Avant de reprendre la route nous faisons un petit détour à Puerto Esperanza, un petit village de pécheurs.

Un vieux ponton qui méritait bien une petite photo

Pour la suite du séjour direction Soroa, Playa Larga et Trinidad et c’est par ici !!!

On se retrouve donc très vite pour la suite de ce carnet de route